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Salta

 

 

 

 Ca y est les enfants, nous voilà à Salta! Alors autant vous le dire tout de suite, nous avons aimé, adoré, dégusté jusqu'à la dernière goute cette ultime étape argentine (ca va être dur de dire au revoir à ce beau pays)

Et pour un dernier galop nous avons été gâtés!

Tout d'abord la ville en elle-même avait tout pour nous plaire: bien moins chère que le reste du pays (oui il faut bien un peu penser au budget), une population largement métissée, un magnifique centre-ville, une belle rue nocturne et en plus nous sommes arrivés en pleine semaine sainte... Donc grosse concentration de personnes dans les rues et de nombreuses célébrations (messes et défilés en tout genre).

 

 

 En parlant de célébration, elles s'articulent autour de la place centrale, la Plaza 9 de Julio.

Une cathédrale dans le plus pur style mudejar monopolise pratiquement tout un côté de la place, un autel surmonté d'un soleil d'or éblouis toute personne qui voudrait regarder le prêtre officier dans cet édifice si richement ornementé.

 

 

 Mais la cathédrale ne doit pas faire oublier toutes ces rues composées de bâtisses coloniales aux balcons de bois sculptés, ni les arcades qui entourent la place où l'on peut s'empiffrer d'empanadas à tous les parfums en sirotant une bière locale (ou un coca zéro pour ceux qui veulent garder bonne conscience).

 

 

 L'auberge ou nous logeons est plutôt sympathique elle nous a été recommandée par des amis voyageur, il y a du bon à faire partie de cette grande communauté!

 

 

 Tout cela est bien jolis, mais il nous faut trouver une voiture pour explorer les vallées alentour (à 250 km près, petit rappel sur les notions de distance ici en Amérique du sud...).

 

 

 Romain part en quête, et après avoir pu observer une certaine surestimation dans les agences de voyage, il fera la rencontre de Patrick dans une petite agence de location de voiture.

 

 

 Patrick mérite un petit paragraphe dans le blog, c’est un personnage haut en couleur, un peu marseillais sur les bords, mais qui fourmille d’un tas d’histoires très intéressantes sur l’Amérique du Sud en général ! 

 

 

 Si tu nous lit, Salut Pat'

 

 

 Après moult préparations nous voici partis à l'aventure! (avec 3h de retard, la voiture n'était pas encore revenue du lavage...)

 

 

 Direction le sud et les vallées Calchaquies (elles tirent leur nom du Rio Calchaqui qui serpente le long des vallées).

 

 

 Alors histoire de vous mettre dans le bain, la région de Salta est connue pour sa diversité géologique, autant dire qu'on en a vue de la montagne, de la strate, des couleurs et des formes improbables, le tout à une altitude qui commence à se faire sentir. (nos premiers cols a 4000m avant d'arriver à l'Altiplano Bolivien!)

 

 

 Bref beaucoup d’émotion quand nous entamons la montée à bord de notre fidèle Zezette rouge (surnom voté à la majorité absolue pour notre royal carrosse).

 

 

 Une ascension qui promet beaucoup pour la suite : succession de vallées creusées par les intempéries, cactus à flanc de montagne, fermes abandonnées (ou pas), chevaux en bandes dans le lit des rivières.

 

 

 Nous surplombons tout cela depuis un chemin de terre battue qui serpente jusqu'à un plateau qui culmine à 4000 (mètres évidemment! suivez un peu hein).

 

 

  On traverse une forêt luxuriante avec quelques petits villages qui vivent de l’industrie du bois dans des conditions précaires.

 

 

 Nous voici dans la Quebrada de Escoipe, c’est une vallée très étroite dans un premier temps, où la piste surplombe le Rio du même nom qui court tout en bas.

 

 

 Deux ou trois ponts en fer et planches de bois pour agrémenter dignement ce paysage de végétation luxuriante.

 

 

 Et pendant que la vallée s’élargit, à travers de superbes montagnes rouges et vertes (à cause du sulfate de cuivre présent dans la roche), la piste devient plus caillouteuse, fréquemment traversée par de petits torrents qui sont parfois assez difficiles à traverser en voiture.

 

 

  Et là, après une quarantaine de kilomètres supplémentaires, premier changement de paysage, finit les pâturages verts et bienveillants.

 

 

 Tout le plateau est désertique (le chemin est devenu route pour une courte distance et l’objectif du jour est d’éviter les nids de poule : Patrick avait l’air assez menaçant envers ceux qui égratignaient les voitures), une immense étendue de sable et de cactus et autres plantes qui survivent dans cet environnement hostile.

 

 

 

 On s’arrête sur la Recta Tin Tin (une ligne droite de plus de 14 km !)

 

 

 

 pour une grosse séance photo au milieu des cactus, on se croirait dans un western de Sergio Leone, où sont Tuco et Blondin!?

 

 

 En tout cas il fait bien chaud malgré l'altitude, c’est normal, nous sommes dans la bien nommée vallée des cactus ! Au loin des monts enneigés qui culminent a plus de 5000m, notre pauvre petit Mont Blanc…

 

 

 

 

 Nous entamons la descente jusqu’à une vallée où est planté Cachi, un petit village au bord d’une rivière, des tas de piments et poivrons sont mis à sécher au soleil.

 

 

 Adrien a failli se jeter par la fenêtre de la voiture pour aller se rouler dedans. C’est vraiment le village typique, au pied du Nevado de Cachi dont les cimes dépassent les 6000m, Cachi a du Cachet ;) Les habitants aiment dire qu’ici les gens ne meurent que de vieillesse tant le climat est vivifiant.

 

 

 Mais nous n’avons pas beaucoup de temps pour nous arrêter et après avoir royalement mangé il faut reprendre la route jusqu’à Cafayate.


 

Le reste de la route ne nous décevra pas, nous suivons le cour de la rivière et toutes les 10 minutes c’est un nouveau paysage qui s’offre à nous, la diversité dans ces monts et falaises est sans limites. Nous vous laissons profiter des photos c’est bien plus parlant.

 


 Au soleil couchant nous approchons de Cafayate, un dernier regard en arrière vers ces vallées Calchaquies qui se teinte des couleurs du soir pour nous dire au revoir.

L'humeur des Ptits'B

 

 Après une si dure journée et tout le sable et poussière que nous avons avalés (Zezette n’est pas équipée avec la clim…) nous avons bien mérité une petite bière fraiche, que nous dégustons pendant qu’est donnée la dernière messe en ce dimanche de Pâques.

 

 

 

 

 Nous décidons d’avancer un peu en direction de Quilmes, notre étape du lendemain, afin de dormir en bord de champs. Finalement nous avançons bien plus que prévu et finissons par dormir dans la voiture au milieu des vignes. Alors autant dire que dormir à 4 dans une voiture de la taille d’une polo avec des paranoïaques qui refusent d’ouvrir les fenêtre sous prétexte que des serpents et autre mygales pourraient nous attaquer (au milieu des vignes ndlr) ce n’est pas très agréable et surtout très chaud ! On a bien rigolé mais aussi bien suffoqués…

Mais nous avons survécus ! Nous sommes réveillés par un cavalier qui frôle notre brave Zezette, pas de grasse matinée donc.

Si nous avons été émerveillés la veille autant dire que nous n’avions pas encore tout vu.

Nous commençons par la visite de Quilmes, une des grandes places fortes de la région avant l’arrivée des espagnols.

 Des bâtiments de pierre (les murs font plus d’1 mètre d’épaisseur !) qui escaladent la montagne, entourés d’une grande muraille. La ville domine la vallée et la route de l’Inca. Les Incas n’ont d’ailleurs jamais soumis les indiens Quilmes qui vivaient de l’agriculture et de l’exploitation des lamas. Après plusieurs mois de siège les survivants ont été déportés à Buenos Aires (8 mois d’exode) dont seulement une poignée parviendra en vie à destination. Ils auront quand même un peu plus de chance que leurs voisins qui ont été envoyés dans les mines d’argent de Potosi (encore une grosse distance à parcourir pour finir exploités dans des mines a 4000m).

 

 

  Il ne reste plus grand-chose à dire sinon dénoncer une personne mal intentionnée qui a acheté les ruines pour 110 dollars et les a endommagées en construisant un hôtel avec les pierres du site. Une association a depuis obtenu recours en justice, il ne manque plus que des financements pour finir la restauration du site (David il y a du boulot si t’es pas pris à Neuchatel!).

 

 

 

 

 

 

  Après cette belle visite nous repassons prendre un petit déjeuner à Cafayate avant de prendre la direction du retour vers Salta.

 

 

 

 

 Toujours plus de surprises avec la géologie, des falaises aux formes improbables, des montagnes multicolores, même des rochers en formes de crapaud !

 

 

 

 

 

 

  Cet endroit c’est la Quebrada de las Conchas. C’était avant une vaste mer et las Conchas tire son nom de ça (Conchas = coquillages – Les coquilles, la mer, las conchas, vous voyez le rapport quoi !).

 

 

  On passe d’abord devant Los Castillos, un gigantesque château de roche posé sur le lit du Rio.

 

 

 

  Puis ça continu avec la Ventana, une sorte d’accordéon géant tout de terre rouge et ocre, percé d’un fenêtre (Ventana = fenêtre).

 

 

 

On enchaîne avec l’Obelisco.

 

 

 

 

 

 

  Arrive ensuite le fameux El Sapo, le rocher en forme de crapeaux.

 

 Sur le chemin on croise Las Tres Cruces d’où on a un beau point de vue sur la vallée.

 

 

 

  Et enfin on arrive à la Garganta Del Diablo et à l’Anfiteatro, qui sont d’immenses faillent dans la montagne.

 

  Cette succession de montagnes façonnées par l’eau et les vents a été réellement impressionnante !

L'humeur des Ptits'B

 

 

 

  Arrivés a Salta nous poursuivons notre route vers le nord direction Jujuy pour dormir à l’entrée de la ville dans un champ (les paranoïaques se sont convertis à l’ouverture des fenêtres ce qui n’a pas grandement amélioré le confort). Nous avons tout de même eu le luxe de pouvoir regarder Dikkenek et ça, ça fait plaisir!

Nouvelle grosse étape de route le lendemain nous nous dirigeons vers Iruya un village niché dans des falaises avec les condors. Un petit crochet par la montagne aux sept couleurs à Purmamarca.

 

 

 

 

 Le village de Purmamarca est très symphatique mais un peu envahi par les touristes !

 

 

 Nous franchissons le tropique du Capricorne mais la conduite excessivement rapide d’Adrien nous forcera à attendre le retour pour prendre une photo…

Encore un crochet au village typique de Humahuaca, du même nom que toute la quebrada que nous sommes en train de traverser.

 

 

 Maintant direction Iruya, après plusieurs heures de piste en lacet nous amènent donc à un col où un groupe de condor nous fait la courtoisie de nous survoler à seulement quelques mètres !

 

 

 La route est éprouvante mais tellement magique. On parcous 50km d’une piste assez dure qui grimpe qui grimpe… On arrive enfin à un col à 4000m qui débouche sur des montagnes colorées. C’est à couper le souffle qui est déjà bien éprouver par l’altitude.

Et c’est là qu’on aperçoit la descente. Outch ! La piste serpente en mille lacets avec un précipice de chaque côté, on ne s’imagine pas passer par là.

 

 

 

 L’arrivé à Iruya est magnifique. En suivant la vallée avec quelques à-pics impressionnants on voit surgir, tout à coup, une improbable églises et quelques maisons accrochées à une falaise.

 

 

 On vous parle souvent de village du bout du monde… ben c’est ici !

 

L'humeur des Ptits'B

 

  Et surtout un lit nous attend et nous en avons vraiment grand besoin ! Pas grand-chose à dire sur le village sinon son authenticité, nous aurions même pu repartir avec un âne tombé amoureux de Romain.

 

L'humeur des Ptits'B

 

 On vous laisse découvrir dans quelles conditions les locaux tentent de fabriquer un pont.

 

L'humeur des Ptits'B

 

 Au retour nous visitons Tilcara, une autre cité indienne victime de l’invasion espagnole. La ville couvre une colline et l’on peut encore voir en contrebas les parcs à lamas.

 

 

 Un chien nous servira de guide et nous abandonnera lâchement pour une jolie fille, décidément nous avons tellement en commun !

 

 

 Un petit passage au Tropique du Capricorne avec un peu de déception : Il n’y a pas ligne blanche au sol qui fait tout le tour de la Terre ;)

 

 

 Et maintenant on accélère un peu pour arriver à temps pour Real Madrid – Barcelone !

Nous nous reposons un peu à Salta avant de franchir la frontière direction le Chili et le désert d’Atacama. Deux jours histoire de voir un peu la vie nocturne et nous finissons en beauté à la Casona del Molino sur les bons conseils de Kro que nous remercions ici (si si les gars on dit merci !).

Salta tu vas nous manquer, Argentine tu vas nous manquer et nous ne disons pas cela à la légère nous reviendrons !

 

On est désolé d’avoir mis autant de temps pour écrire cet article mais actuellement on est en Bolivie et la connexion n’est pas au top du top.

 

Gros bisous mouillés des Petits Berets.

 

 

 

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S
Cte nuit j'ai rêvé que Roissy CDG commettait un impair incroyable en m'accusant de terroriste avec Antoine alors qu'on allait prendre l'avion et que pour se faire pardonner, on avait illimités voyage pendant un an.<br /> Autant dire qu'on venait vous voir.<br /> Par contre, zetes relous, dans mon rêve on vous a pas trouvés.
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M
Enfin des nouvelles qui font rêver ! EUh réclamation le village du monde, c'est à Paléo, pas là bas !!!! <br /> Continuez de vous éclatez, hate de vous revoir<br />  
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